{"id":978,"date":"2024-04-05T11:35:23","date_gmt":"2024-04-05T11:35:23","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/?p=978"},"modified":"2024-04-08T16:15:44","modified_gmt":"2024-04-08T16:15:44","slug":"east-africa-and-southern-africa_03-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/2024\/04\/east-africa-and-southern-africa_03-2024\/","title":{"rendered":"Afrique de l\u2019Est et du Sud"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><strong><strong>Risque global du march\u00e9<\/strong><\/strong><\/strong> : Selon l&#8217;\u00e9valuation de la Banque mondiale, la plupart des \u00e9conomies devraient conna\u00eetre une croissance molle cette ann\u00e9e. Cette situation peut \u00eatre attribu\u00e9e \u00e0 des mesures mon\u00e9taires strictes, \u00e0 des conditions financi\u00e8res restrictives et \u00e0 une dynamique commerciale mondiale incertaine. De plus, l&#8217;inflation persistante, les conflits r\u00e9cents comme ceux du Moyen-Orient et les catastrophes climatiques ont exacerb\u00e9 ces d\u00e9fis. En r\u00e9ponse, les banques centrales d&#8217;Afrique de l&#8217;Est mettent en \u0153uvre des politiques de taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat variables pour prot\u00e9ger les \u00e9conomies fragiles des effets n\u00e9gatifs de l&#8217;inflation, de la d\u00e9valuation des devises et des perturbations des cha\u00eenes d&#8217;approvisionnement mondiales. Il s&#8217;agit l\u00e0 d&#8217;une rupture potentielle avec l&#8217;approche coordonn\u00e9e de la politique mon\u00e9taire adopt\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment par les autorit\u00e9s bancaires du monde entier pour att\u00e9nuer l&#8217;escalade des prix des biens et des services. Sur le march\u00e9 des engrais, ces facteurs ont perturb\u00e9 les routes commerciales qui d\u00e9pendaient \u00e0 l&#8217;origine du canal de Suez, entra\u00eenant une r\u00e9orientation vers la pointe sud de l&#8217;Afrique. En cons\u00e9quence, les co\u00fbts de fret ont augment\u00e9 et la livraison des marchandises a \u00e9t\u00e9 retard\u00e9e. Les temps de transit se sont consid\u00e9rablement allong\u00e9s, passant de 18-20 jours \u00e0 40-45 jours dans le meilleur des cas, en raison de la r\u00e9orientation vers la route du Cap.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><strong><strong>Abordabilit\u00e9 et disponibilit\u00e9<\/strong><\/strong><\/strong> : La demande d&#8217;engrais en Afrique de l&#8217;Est est en hausse alors que d\u00e9bute la principale saison de plantation. Les agroshops g\u00e8rent activement leurs niveaux de stocks pour s&#8217;assurer qu&#8217;ils peuvent r\u00e9pondre \u00e0 la demande des producteurs. Au <strong>Kenya<\/strong>, le gouvernement a assur\u00e9 les producteurs de la disponibilit\u00e9 d&#8217;engrais subventionn\u00e9s malgr\u00e9 les p\u00e9nuries signal\u00e9es. Cependant, seulement une fraction des 175 000 tonnes allou\u00e9es par le gouvernement a \u00e9t\u00e9 livr\u00e9e. One Acre Fund, une entreprise sociale, serait \u00e9galement en train d&#8217;acheter divers engrais pour le Kenya et la <strong>Tanzanie<\/strong>. Au <strong>Rwanda, la <\/strong>campagne 2024 B est actuellement en cours. Dans les r\u00e9gions o\u00f9 les plantations n&#8217;ont pas encore commenc\u00e9, les producteurs s&#8217;affairent \u00e0 pr\u00e9parer leurs terres. Les agrodealers stockent et distribuent des engrais par l&#8217;interm\u00e9diaire du syst\u00e8me Smart Nkunganire (SNS).<\/p>\n\n\n\n<p>En <strong>\u00c9thiopie<\/strong>, l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 permanente a perturb\u00e9 le transport et la fourniture d&#8217;engrais. Des probl\u00e8mes persistants de retard de livraison ont conduit \u00e0 l&#8217;\u00e9mergence d&#8217;un &#8220;march\u00e9 noir&#8221; pour l&#8217;approvisionnement en engrais. En Afrique australe, la demande d&#8217;engrais diminue \u00e0 mesure que la saison des semis se termine. Au <strong>Malawi<\/strong>, les pr\u00e9paratifs pour la saison des cultures d&#8217;hiver devraient commencer peu apr\u00e8s la r\u00e9colte des cultures plant\u00e9es pendant la saison des pluies. Toutefois, la p\u00e9nurie de forex reste un probl\u00e8me. Au <strong>Mozambique<\/strong>, une p\u00e9nurie potentielle est pr\u00e9vue, entra\u00eenant une augmentation du prix de l&#8217;ur\u00e9e. Les importateurs continuent \u00e0 rechercher ce produit sur le march\u00e9 international. Le <strong>Zimbabwe<\/strong> est\u00e9galement confront\u00e9 \u00e0 une situation difficile, avec des stocks mod\u00e9r\u00e9s \u00e0 faibles dans les points de vente, principalement en raison de conditions macro\u00e9conomiques difficiles, de taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat d&#8217;emprunt \u00e9lev\u00e9s, et de contraintes de tr\u00e9sorerie. En revanche, l&#8217;<strong>Afrique du Sud <\/strong>affiche des positions de stocks confortables en raison d&#8217;importants stocks de report de la saison pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Distribution<\/strong> : La plupart des pays font \u00e9tat d&#8217;une situation normale dans les ports et aux postes fronti\u00e8res. En raison de la crise de la mer Rouge, les ports africains du Soudan, de l&#8217;\u00c9rythr\u00e9e, de Djibouti et du Somaliland sont confront\u00e9s \u00e0 des probl\u00e8mes de disponibilit\u00e9 des navires, ce qui entra\u00eene une augmentation significative des co\u00fbts de fret et des primes d&#8217;assurance, et a un impact n\u00e9gatif sur leur commerce maritime.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Risque global du march\u00e9 : Selon l&#8217;\u00e9valuation de la Banque mondiale, la plupart des \u00e9conomies devraient conna\u00eetre une croissance molle cette ann\u00e9e. Cette situation peut \u00eatre attribu\u00e9e \u00e0 des mesures mon\u00e9taires strictes, \u00e0 des conditions financi\u00e8res restrictives et \u00e0 une dynamique commerciale mondiale incertaine. 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