{"id":741,"date":"2023-12-01T09:19:22","date_gmt":"2023-12-01T09:19:22","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/?p=741"},"modified":"2023-12-19T09:06:09","modified_gmt":"2023-12-19T09:06:09","slug":"east-africa-and-southern-africa_11-2023","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/2023\/12\/east-africa-and-southern-africa_11-2023\/","title":{"rendered":"Afrique de l\u2019Est et du Sud"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><strong><strong>Risque global du march\u00e9<\/strong><\/strong><\/strong> : L&#8217;expansion \u00e9conomique de l&#8217;Afrique devrait ralentir cette ann\u00e9e, avec une reprise partielle attendue en 2024, selon la Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD). La banque a r\u00e9vis\u00e9 \u00e0 la baisse ses projections de PIB pour le continent, attribuant le ralentissement \u00e0 l&#8217;instabilit\u00e9 politique, \u00e0 la faiblesse de la croissance \u00e9conomique mondiale et \u00e0 la hausse des taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat. Le dernier rapport indique une baisse de la croissance du PIB r\u00e9el de 4 % en 2022 \u00e0 3,4 % cette ann\u00e9e, avec une augmentation ult\u00e9rieure \u00e0 3,8 % pr\u00e9vue pour 2024. Les effets durables de la pand\u00e9mie de COVID-19, conjugu\u00e9s \u00e0 la hausse des prix des denr\u00e9es alimentaires et de l&#8217;\u00e9nergie r\u00e9sultant de l&#8217;invasion de l&#8217;Ukraine par la Russie en 2022, ont entrav\u00e9 la reprise \u00e9conomique initiale robuste de l&#8217;Afrique apr\u00e8s la pand\u00e9mie. <\/p>\n\n\n\n<p>De plus, les troubles politiques \u00e0 travers le continent, la faiblesse de la demande mondiale qui affecte les exportations, le resserrement de la politique mon\u00e9taire et la hausse des co\u00fbts d&#8217;emprunt ont aggrav\u00e9 ces difficult\u00e9s. Depuis le d\u00e9but de l&#8217;ann\u00e9e 2022, de nombreux pays africains sont confront\u00e9s \u00e0 un acc\u00e8s restreint aux march\u00e9s internationaux de la dette en raison de taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat exorbitants, ce qui a incit\u00e9 l&#8217;\u00c9thiopie \u00e0 exprimer son intention de restructurer son unique obligation \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. Les pr\u00e9visions de croissance pour l&#8217;Afrique de l&#8217;Est ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9vis\u00e9es \u00e0 la baisse de 0,7 % \u00e0 3,4 %, sous l&#8217;effet de la guerre civile au Soudan et de la pression financi\u00e8re exerc\u00e9e sur le Kenya pour rembourser ou refinancer une obligation de 2 milliards de dollars arrivant \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance en juin 2024. L&#8217;Afrique australe devrait afficher la croissance la plus lente du continent en 2023, \u00e0 1,6 %, principalement en raison des coupures d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9 persistantes qui limitent la production en Afrique du Sud, la plus grande \u00e9conomie de la r\u00e9gion. En particulier, les pays qui ne d\u00e9pendent pas fortement des exportations de produits de base devraient conna\u00eetre une croissance \u00e9conomique comparativement plus \u00e9lev\u00e9e, ce qui compensera le d\u00e9clin attendu dans les pays exportateurs de produits de base. Les principaux facteurs affectant les march\u00e9s des engrais au cours du mois sous revue \u00e9taient principalement de nature macro\u00e9conomique, de nombreux pays ayant connu une d\u00e9valuation importante de leur monnaie par rapport au dollar, ce qui signifie essentiellement que les importations doivent co\u00fbter beaucoup plus cher. Le co\u00fbt du cr\u00e9dit \u00e9tait \u00e9galement un autre probl\u00e8me signal\u00e9 dans plusieurs r\u00e9gions.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><strong><strong>Abordabilit\u00e9 et disponibilit\u00e9<\/strong><\/strong><\/strong> : Dans la r\u00e9gion de l&#8217;Afrique de l&#8217;Est o\u00f9 la courte saison des pluies vient de s&#8217;achever dans certains pays et se poursuit dans d&#8217;autres, la demande d&#8217;engrais a commenc\u00e9 \u00e0 ralentir, \u00e0 l&#8217;exception de pays comme l&#8217;<strong>\u00c9thiopie<\/strong> dont la principale fen\u00eatre d&#8217;importation bat son plein. Dans la r\u00e9gion du sud, la saison agricole 2023\/2024 a commenc\u00e9 et la demande d&#8217;engrais est \u00e9lev\u00e9e dans des pays comme la <strong>Zambie <\/strong>et le <strong>Zimbabwe<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Au <strong>Kenya<\/strong>, entre janvier et novembre 2023, environ 700 000 tonnes d&#8217;engrais ont \u00e9t\u00e9 import\u00e9es dans le pays sur les march\u00e9s subventionn\u00e9s et priv\u00e9s (67 %\/33 %)). Pendant la courte saison des pluies en cours, divers importateurs importent activement des engrais pour en assurer la disponibilit\u00e9. Bien que le nombre total d&#8217;importations d&#8217;engrais n&#8217;ait pas diminu\u00e9, une partie importante (67 %) des engrais import\u00e9s dans le pays ont \u00e9t\u00e9 achet\u00e9s directement par l&#8217;interm\u00e9diaire d&#8217;organismes gouvernementaux tels que le NCPB et le KNTC. Cela a suscit\u00e9 un toll\u00e9 de la part du secteur priv\u00e9, qui a l&#8217;impression d&#8217;\u00eatre \u00e9vinc\u00e9 des affaires. <\/p>\n\n\n\n<p>En <strong>\u00c9thiopie<\/strong>, l&#8217;entreprise \u00e9thiopienne de transport maritime et de services logistiques (ESLSE) est en train d&#8217;exp\u00e9dier des engrais pour la saison agricole 2023\/24. Au Malawi, le rapport de novembre de l&#8217;Association des engrais du <strong>Malawi <\/strong>pour le NPK et l&#8217;ur\u00e9e indique que les stocks du pays sont de 70 771 tonnes et de 149 265 tonnes dans les ports. On craint une p\u00e9nurie et un caract\u00e8re inabordable en raison des probl\u00e8mes de change et de la d\u00e9valuation du kwacha malawite. Au <strong>Zimbabwe<\/strong>, les points de vente au d\u00e9tail sont confront\u00e9s \u00e0 une p\u00e9nurie d&#8217;engrais, car les agriculteurs sont r\u00e9ticents \u00e0 emprunter au taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat pr\u00e9f\u00e9rentiel r\u00e9vis\u00e9 de 75 %, et les fabricants et distributeurs d&#8217;engrais sont contraints par des taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat \u00e9lev\u00e9s et des probl\u00e8mes de liquidit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Distribution<\/strong>: Les conditions El Ni\u00f1o qui pr\u00e9valent dans de nombreuses r\u00e9gions de la r\u00e9gion de l&#8217;Afrique de l&#8217;Est ont caus\u00e9 d&#8217;importants dommages aux infrastructures et aux cultures, perturbant les transports dans plusieurs r\u00e9gions. Le port de Beira a d\u00fb interrompre l&#8217;accostage des navires \u00e0 deux reprises en raison de vents violents et de pr\u00e9cipitations. On s&#8217;attend \u00e0 ce que le port connaisse une congestion accrue en raison de l&#8217;augmentation du nombre de navires d&#8217;exportation. Le d\u00e9but pr\u00e9coce de la saison des pluies, qui s&#8217;\u00e9tend g\u00e9n\u00e9ralement de d\u00e9cembre \u00e0 mars, a exacerb\u00e9 la congestion de l&#8217;accostage des navires, entra\u00eenant des retards allant jusqu&#8217;\u00e0 40 jours et une escalade des co\u00fbts des surestaries. Les services ferroviaires de fret vers le port de Mombasa, au Kenya, ont repris apr\u00e8s les dommages caus\u00e9s par les inondations \u00e0 une section de la voie. Le port de Durban, en Afrique du Sud, continue d&#8217;\u00eatre aux prises avec des inefficacit\u00e9s, marqu\u00e9es par un arri\u00e9r\u00e9 de plus de 60 navires transportant des milliers de conteneurs \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur du port en raison de conditions m\u00e9t\u00e9orologiques d\u00e9favorables et d&#8217;\u00e9quipements vieillissants.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Risque global du march\u00e9 : L&#8217;expansion \u00e9conomique de l&#8217;Afrique devrait ralentir cette ann\u00e9e, avec une reprise partielle attendue en 2024, selon la Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD). 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