{"id":1096,"date":"2024-11-08T16:32:00","date_gmt":"2024-11-08T16:32:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/?p=1096"},"modified":"2024-12-13T10:57:37","modified_gmt":"2024-12-13T10:57:37","slug":"west-africa_10-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/2024\/11\/west-africa_10-2024\/","title":{"rendered":"Afrique de l\u2019Ouest"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><strong><strong>Risque global du march\u00e9<\/strong><\/strong><\/strong> : En octobre, la demande d&#8217;engrais en Afrique de l&#8217;Ouest a montr\u00e9 des variations notables alors que les saisons agricoles commen\u00e7aient \u00e0 s&#8217;achever dans de nombreuses r\u00e9gions. Dans les r\u00e9gions ax\u00e9es sur le coton, les c\u00e9r\u00e9ales et le cacao, la demande d&#8217;engrais a diminu\u00e9 \u00e0 mesure que ces cultures avan\u00e7aient vers les stades de croissance tardive ou de r\u00e9colte. Cependant, les l\u00e9gumes et les autres cultures annuelles ont continu\u00e9 \u00e0 soutenir la demande du march\u00e9, en particulier dans les r\u00e9gions o\u00f9 les pr\u00e9cipitations favorables ont permis de maintenir les semis et la croissance des cultures jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;arri\u00e8re-saison. Dans les zones agricoles cl\u00e9s, la reprise des pr\u00e9cipitations a favoris\u00e9 les applications d&#8217;engrais en cours, en particulier pour les cultures proches de la maturit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;offre, les grands importateurs et distributeurs de la r\u00e9gion ont maintenu des niveaux de stocks importants. Les livraisons r\u00e9centes ont augment\u00e9 les importations cumul\u00e9es, contribuant \u00e0 assurer une disponibilit\u00e9 ad\u00e9quate d&#8217;engrais pour les besoins hors saison et les appels d&#8217;offres planifi\u00e9s, en particulier pour le coton. Dans certaines r\u00e9gions, les gouvernements locaux ont allou\u00e9 des budgets importants pour subventionner les engrais, afin de stabiliser les prix et de garantir que les producteurs aient acc\u00e8s \u00e0 des intrants essentiels tels que l&#8217;ur\u00e9e, les m\u00e9langes NPK et les engrais contenant des micronutriments suppl\u00e9mentaires pour am\u00e9liorer le rendement et la qualit\u00e9 des cultures. Les prix des engrais standard comme l&#8217;ur\u00e9e, le NPK 15-15-15 et les m\u00e9langes sp\u00e9cialis\u00e9s comme le NPK 0-23-19 sont rest\u00e9s relativement stables, se situant en moyenne entre 25 et 50 dollars par sac de 50 kg dans les diff\u00e9rentes r\u00e9gions, en fonction des niveaux de subvention et des conditions du march\u00e9 local.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 ces mesures, les prix du march\u00e9 ont connu des fluctuations mineures en raison de facteurs tels que les p\u00e9nuries sporadiques, les co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s de l&#8217;\u00e9nergie et du transport, et l&#8217;instabilit\u00e9 des devises r\u00e9gionales. Les d\u00e9valuations mon\u00e9taires et l&#8217;inflation dans plusieurs pays continuent d&#8217;exercer une pression sur les co\u00fbts des engrais, ce qui a un impact sur l&#8217;accessibilit\u00e9 des producteurs, en particulier dans les r\u00e9gions fortement tributaires des importations. En r\u00e9ponse, certains gouvernements ont mis en place des contr\u00f4les stricts aux fronti\u00e8res sur les engrais subventionn\u00e9s afin d&#8217;emp\u00eacher le commerce transfrontalier non autoris\u00e9, dans le but de prot\u00e9ger les cha\u00eenes d&#8217;approvisionnement nationales et de s&#8217;assurer que les producteurs locaux b\u00e9n\u00e9ficient directement des programmes de subvention. Ces efforts combin\u00e9s visent \u00e0 soutenir la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et \u00e0 promouvoir une productivit\u00e9 agricole durable dans toute la r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>B\u00e9nin : <\/strong>La saison des semis 2024 touche \u00e0 sa fin, marqu\u00e9e par des pr\u00e9cipitations d&#8217;ao\u00fbt-septembre totalisant 60 mm, inf\u00e9rieures \u00e0 celles de l&#8217;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. La saison des pluies s&#8217;est raccourcie, avec des pr\u00e9cipitations de plus en plus irr\u00e9guli\u00e8res et intenses, et de longues s\u00e9cheresses <a><\/a><a><\/a><a href=\"#_msocom_1\">[SA1]<\/a>&nbsp;<a href=\"#_msocom_2\">[SA2]<\/a>&nbsp; pouvant durer jusqu&#8217;\u00e0 30 jours dans les r\u00e9gions centrales et m\u00e9ridionales. En revanche, les r\u00e9gions du nord, notamment le Borgou, la Donga et l&#8217;Atacora, ont connu un d\u00e9but pr\u00e9coce de la saison des pluies, ce qui a perturb\u00e9 les calendriers agricoles normaux et r\u00e9duit la demande d&#8217;engrais. Cependant, cette baisse n&#8217;a pas eu d&#8217;impact significatif, car la plupart des cultures sont arriv\u00e9es \u00e0 maturit\u00e9, et certaines ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9colt\u00e9es dans le sud. Le gouvernement a allou\u00e9 plus de 24 milliards de francs CFA pour subventionner les engrais, permettant aux producteurs d&#8217;acheter un sac de 50 kg d&#8217;ur\u00e9e pour 15 000 francs CFA (25 $) et de NPK pour 17 000 francs CFA (28 $), alors que les prix non subventionn\u00e9s sont beaucoup plus \u00e9lev\u00e9s. Pour prot\u00e9ger ces subventions, les autorit\u00e9s r\u00e9priment les exportations ill\u00e9gales d&#8217;engrais, les services de contr\u00f4le aux fronti\u00e8res \u00e9tant charg\u00e9s de mettre un terme \u00e0 ces activit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u00f4te d&#8217;Ivoire : <\/strong>En octobre, la demande d&#8217;engrais s&#8217;est ralentie avec la fin de la principale saison de croissance, les cultures de coton et de c\u00e9r\u00e9ales ayant atteint des stades de croissance ou de r\u00e9colte tardifs, et les producteurs achetant moins d&#8217;engrais. Les mara\u00eechers ont toutefois continu\u00e9 \u00e0 acheter en raison des besoins de production tout au long de l&#8217;ann\u00e9e. La campagne de commercialisation du cacao a commenc\u00e9 par une augmentation de 20 % du prix d&#8217;achat, qui est pass\u00e9 \u00e0 1 800 &nbsp;francs CFA\/kg, ce qui a permis aux producteurs de cacao d&#8217;acheter des engrais \u00e0 l&#8217;avenir. En outre, la reprise des pr\u00e9cipitations dans la r\u00e9gion favorise l&#8217;application d&#8217;engrais. Du c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;offre, les grands importateurs ont maintenu leurs niveaux de stocks avec l&#8217;arriv\u00e9e r\u00e9cente de 48 000 tonnes, ce qui porte les importations cumul\u00e9es \u00e0 435 000 tonnes et garantit des approvisionnements ad\u00e9quats pour la contre-saison et l&#8217;appel d&#8217;offres pour le coton. Les prix des engrais sont rest\u00e9s stables de septembre \u00e0 octobre, avec un sac d&#8217;ur\u00e9e de 50 kg \u00e0 21 000 CFA (35 $), le NPK 0-23-19 \u00e0 19 500 francs CFA (33 $), et le NPK 15-15-15 \u00e0 22 000 francs CFA (37 $), tandis que les engrais pour le coton sont rest\u00e9s aux tarifs de l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Gambie : <\/strong>Le march\u00e9 des engrais en Gambie est rest\u00e9 stable depuis septembre jusqu&#8217;en octobre, les prix se maintenant \u00e0 1 100 D le sac de 50 kg pour l&#8217;ur\u00e9e et le NPK, sans changement par rapport au d\u00e9but de la campagne agricole. Malgr\u00e9 les subventions gouvernementales visant \u00e0 faire baisser les prix, la demande a diminu\u00e9 \u00e0 mesure que la saison agricole se termine et que les r\u00e9coltes commencent, en particulier pour les c\u00e9r\u00e9ales. Les r\u00e9centes inondations dans les r\u00e9gions du Haut et du Centre ont \u00e9galement eu un impact sur la culture du riz, ce qui a encore r\u00e9duit les besoins en engrais de couverture. Par cons\u00e9quent, d&#8217;importants stocks d&#8217;engrais demeurent dans les entrep\u00f4ts de la Gambia Groundnut Corporation (GGC) et chez les vendeurs locaux. Plusieurs projets de d\u00e9veloppement, dont ROOTS, P2RS, GRAV et GICAF, ont distribu\u00e9 des engrais aux producteurs cette saison, bien que certains stocks aient \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9s pour une utilisation future dans les jardins potagers et les cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res en 2025 et 2026. Le gouvernement a mis en place une r\u00e9glementation stricte afin de maintenir les engrais subventionn\u00e9s \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur des fronti\u00e8res nationales, garantissant ainsi que ces ressources profitent aux producteurs locaux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ghana : <\/strong>Le Ghana Cocoa Board (COCOBOD) a entam\u00e9 des n\u00e9gociations pour l&#8217;achat d&#8217;engrais 0-18-19 avec des micronutriments, qui proviendront probablement de Turquie. Le COCOBOD vise \u00e0 obtenir le produit \u00e0 environ 540 $\/t CFR, alors que le prix du fournisseur d\u00e9passe 600 $\/t CFR. En octobre, le prix du NPK 23-10-5 a augment\u00e9 de 16 %, passant de 450,71 GHS (27,68 $) \u00e0 524,55 GHS (32,21 $) le sac de 50 kg, refl\u00e9tant les co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s des engrais, en partie dus aux r\u00e9centes p\u00e9nuries et \u00e0 la hausse de la demande. Les prix du sulfate d&#8217;ammonium et de l&#8217;ur\u00e9e sont toutefois rest\u00e9s stables, s&#8217;\u00e9tablissant en moyenne \u00e0 288,00 GHS (18,00 $) et 420,38 GHS (26,78 $) par sac de 50 kg, respectivement. Pour soutenir la production alimentaire, le gouvernement a commenc\u00e9 \u00e0 distribuer 5 133 tonnes de semences et 118 000 tonnes d&#8217;engrais \u00e0 800 000 petits exploitants agricoles dans tout le pays.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lib\u00e9ria : <\/strong>Apr\u00e8s six mois et demi de pluie, la saison s\u00e8che a commenc\u00e9, r\u00e9duisant les principales activit\u00e9s agricoles et la demande d&#8217;engrais alors que les producteurs commencent \u00e0 r\u00e9colter leurs cultures. Les prix des engrais au Lib\u00e9ria ont l\u00e9g\u00e8rement baiss\u00e9 ce mois-ci pour \u00e9couler les stocks restants, bien qu&#8217;ils restent \u00e9lev\u00e9s par rapport aux niveaux r\u00e9gionaux en raison de l&#8217;absence d&#8217;installations de production locales et des effets indirects de la crise entre la Russie et l&#8217;Ukraine. Les engrais les plus utilis\u00e9s, le NPK 15-15-15 et l&#8217;ur\u00e9e, se vendent entre 45 et 50 dollars le sac de 50 kg. Les transactions se font principalement en dollars am\u00e9ricains, bien que certains utilisent des dollars lib\u00e9riens. Malgr\u00e9 une l\u00e9g\u00e8re baisse du taux de change \u00e0 1 USD pour 190 LD, les prix du march\u00e9 n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 affect\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nigeria : <\/strong>En octobre, les \u00c9tats du nord sont entr\u00e9s dans la saison s\u00e8che, certaines parties des r\u00e9gions du centre-nord et du sud approchant \u00e9galement de la fin des pr\u00e9cipitations, ce qui a entra\u00een\u00e9 une baisse de la demande d&#8217;engrais sur les march\u00e9s de d\u00e9tail. Face \u00e0 la baisse de la demande, de nombreux m\u00e9langeurs d&#8217;engrais ont interrompu leur production de NPK, et les agrodealers ont d\u00fb faire face \u00e0 des ventes ralenties et \u00e0 une concurrence accrue pour \u00e9couler leurs stocks restants, de nombreux types d&#8217;engrais \u00e9tant susceptibles d&#8217;\u00eatre report\u00e9s \u00e0 la prochaine saison de plantation. Les prix des engrais sont rest\u00e9s globalement stables, avec des changements minimes dus au ralentissement g\u00e9n\u00e9ral des activit\u00e9s agricoles. Les prix de l&#8217;ur\u00e9e ont baiss\u00e9 de 0,4 % pour atteindre 697 740 \u20a6 (419 $) par tonne, tandis que le NPK 15-15-15 a connu une l\u00e9g\u00e8re baisse de 0,01 % pour atteindre 938 460 \u20a6 (564 $) par tonne, et le NPK 20-10-10 a baiss\u00e9 de 0,1 % pour atteindre 818 140 \u20a6 (419 $) par tonne. Ces prix en dollars sont calcul\u00e9s en utilisant le taux de change d&#8217;octobre de 1,665 \u20a6 pour 1$, en l\u00e9g\u00e8re hausse par rapport au taux de septembre de 1,660 \u20a6.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S\u00e9n\u00e9gal : <\/strong>En octobre, alors que la campagne de contre-saison a commenc\u00e9, le secteur agricole a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e0 des retards dans la disponibilit\u00e9 des engrais, en particulier \u00e0 la suite de la fin des subventions pour certains engrais, y compris les formules 15-15-15, 15-10-10 et 6-20-10, qui ont expir\u00e9 le 30 septembre. Dans la r\u00e9gion de Kedougou, les stocks \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 \u00e9puis\u00e9s, ce qui souligne le besoin urgent d&#8217;am\u00e9liorer la planification et l&#8217;anticipation de la contre-saison. Pour am\u00e9liorer la r\u00e9silience de la campagne agricole et att\u00e9nuer le risque de p\u00e9nurie pour les producteurs locaux, il est crucial d&#8217;harmoniser la pr\u00e9paration des cahiers des charges et de mettre \u00e0 jour les strat\u00e9gies d&#8217;approvisionnement afin d&#8217;assurer une disponibilit\u00e9 continue des engrais. Les fluctuations de prix ont \u00e9t\u00e9 notables entre septembre et octobre 2024, le co\u00fbt d&#8217;un sac de 50 kg d&#8217;ur\u00e9e ayant augment\u00e9 de 16,03%, passant de 15 800 francs CFA (30,60 $) \u00e0 18 333 francs CFA (35,55 $). En revanche, la formule populaire 9-23-30 est rest\u00e9e stable \u00e0 20 000 francs CFA (38,76 $) le sac de 50 kg. D&#8217;autres engrais, tels que le MAP et le DAP, ont \u00e9galement maintenu la stabilit\u00e9 des prix, avec le MAP \u00e0 20 625 francs CFA (39,98 $) pour les sacs de 25 kg et le DAP \u00e0 35 000 francs CFA (67,83 $) pour les sacs de 50 kg, inchang\u00e9s par rapport au mois pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sierra Leone : <\/strong>En octobre 2024, le march\u00e9 des engrais de la Sierra Leone est confront\u00e9 \u00e0 un risque mod\u00e9r\u00e9 car les prix continuent d&#8217;augmenter en raison de la d\u00e9pendance aux importations, des probl\u00e8mes de la cha\u00eene d&#8217;approvisionnement et de l&#8217;augmentation de la demande, les subventions gouvernementales n&#8217;offrant qu&#8217;une stabilisation limit\u00e9e. Depuis le conflit entre la Russie et l&#8217;Ukraine, les prix ont augment\u00e9 de pr\u00e8s de 300 % dans la zone occidentale et de 200 % dans d&#8217;autres r\u00e9gions. Malgr\u00e9 les r\u00e9centes r\u00e9ductions des prix des carburants, les co\u00fbts des transports et des marchandises restent \u00e9lev\u00e9s, tandis que l&#8217;inflation a augment\u00e9 pour atteindre 25,49 %, ce qui a incit\u00e9 la Banque de Sierra Leone \u00e0 relever son taux de politique mon\u00e9taire \u00e0 24,75 %. La d\u00e9pr\u00e9ciation de la monnaie a \u00e9galement pos\u00e9 un probl\u00e8me aux importateurs, le Leone ayant baiss\u00e9 de 0,05% pour atteindre 22,598 NLe\/$, le taux du march\u00e9 noir s&#8217;\u00e9tablissant \u00e0 24,60 NLe\/$. La disponibilit\u00e9 des engrais s&#8217;am\u00e9liore progressivement, les parties prenantes se concentrant sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, bien qu&#8217;il n&#8217;existe pas de production locale permettant de r\u00e9duire les prix et la d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des importations. Les donn\u00e9es relatives aux ventes montrent une demande mod\u00e9r\u00e9e, avec des ventes pr\u00e9coces importantes dans la r\u00e9gion occidentale et dans la r\u00e9gion de Kambia, qui ralentissent avec la fin de la saison des pluies. Dans les r\u00e9gions du Nord et de l&#8217;Est, on s&#8217;attend \u00e0 une demande stable, les producteurs se pr\u00e9parant \u00e0 planter pendant la saison s\u00e8che. Les disparit\u00e9s de prix r\u00e9gionales demeurent, avec des prix plus \u00e9lev\u00e9s dans la r\u00e9gion occidentale, tandis que les prix du NPK et de l&#8217;ur\u00e9e varient l\u00e9g\u00e8rement, avec une moyenne de 30 000 NLe (1 331 $) la tonne.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Togo : <\/strong>En octobre 2024, la demande d&#8217;engrais en Sierra Leone a connu une hausse en raison des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques r\u00e9gionales : dans le sud, la courte saison des pluies a stimul\u00e9 les semis et la croissance des plantes, tandis que dans le nord, les cultures ont atteint des stades avanc\u00e9s au cours de la grande saison de croissance en cours. Cette augmentation de la demande s&#8217;aligne sur les conditions favorables dans les zones m\u00e9ridionales et irrigu\u00e9es et devrait s&#8217;accro\u00eetre au fur et \u00e0 mesure que la saison avance. L&#8217;offre reste solide, avec un stock substantiel de 69 178 tonnes, dont 63 701 tonnes d&#8217;ur\u00e9e et 5 477 tonnes de NPK 15-15-15, ce qui est plus que suffisant pour les besoins hors saison. Ce niveau de stock a \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9 par le programme national de subvention, qui a mobilis\u00e9 135 355 tonnes, bien au-del\u00e0 de l&#8217;objectif initial de 85 000 tonnes, et a permis la vente de 66 178 tonnes en octobre. Les prix sont rest\u00e9s stables sur deux ans, les engrais pour les cultures vivri\u00e8res \u00e9tant fix\u00e9s \u00e0 18 000 francs CFA (30 $) le sac de 50 kg pour l&#8217;ur\u00e9e et le NPK 15-15-15, tandis que les engrais pour le coton sont subventionn\u00e9s \u00e0 14 000 francs CFA (23 $) le sac de 50 kg pour l&#8217;ur\u00e9e et le NPK 12-20-18 +5S +1B.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><strong><strong>Abordabilit\u00e9 et disponibilit\u00e9<\/strong><\/strong><\/strong> :  Alors que la saison des pluies se termine et que la saison des r\u00e9coltes commence en Afrique de l&#8217;Ouest, la demande d&#8217;engrais diminue, ce qui se traduit par une stabilit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e des prix dans de nombreuses r\u00e9gions. Les disponibilit\u00e9s d&#8217;engrais restent g\u00e9rables, avec des approvisionnements suffisants pour les besoins actuels, bien que certains pays connaissent de l\u00e9g\u00e8res r\u00e9ductions de prix en raison de la baisse de la demande. Toutefois, l&#8217;accessibilit\u00e9 financi\u00e8re reste une pr\u00e9occupation majeure dans toute la r\u00e9gion, car les fluctuations des monnaies locales et les pressions inflationnistes maintiennent les prix des engrais \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9. Bien que les subventions gouvernementales et les importations aient contribu\u00e9 \u00e0 stabiliser les prix dans certaines zones, les co\u00fbts de transport \u00e9lev\u00e9s et la d\u00e9pendance continue \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des importations limitent l&#8217;accessibilit\u00e9 financi\u00e8re, en particulier pour les petits exploitants agricoles.<\/p>\n\n\n\n<p><b>Distribution<\/b><strong>:<\/strong> En octobre, les importations d&#8217;engrais et la logistique en Afrique de l&#8217;Ouest se sont d\u00e9roul\u00e9es relativement bien, avec un minimum de perturbations et peu de restrictions aux fronti\u00e8res. D&#8217;importantes quantit\u00e9s d&#8217;engrais ont \u00e9t\u00e9 transport\u00e9es avec succ\u00e8s \u00e0 travers les principaux points d&#8217;entr\u00e9e et distribu\u00e9es sur divers march\u00e9s. Au Nigeria, les op\u00e9rations logistiques ont \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralement efficaces ; toutefois, la r\u00e9gion du nord-est a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 des probl\u00e8mes de transport en raison des pr\u00e9occupations actuelles en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9, ce qui a eu un impact sur les cha\u00eenes d&#8217;approvisionnement dans cette r\u00e9gion. L&#8217;Autorit\u00e9 portuaire nationale (APN) de toute la r\u00e9gion d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest a jou\u00e9 un r\u00f4le essentiel en facilitant une logistique efficace et en acc\u00e9l\u00e9rant les processus de d\u00e9douanement pour les importations d&#8217;engrais, \u00e0 condition que les documents requis soient conserv\u00e9s. Dans l&#8217;ensemble, la coordination efficace entre les fournisseurs de logistique et les autorit\u00e9s de r\u00e9gulation a permis d&#8217;assurer un flux r\u00e9gulier d&#8217;engrais, soutenant ainsi les activit\u00e9s agricoles au fur et \u00e0 mesure que la saison des r\u00e9coltes progressait.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Risque global du march\u00e9 : En octobre, la demande d&#8217;engrais en Afrique de l&#8217;Ouest a montr\u00e9 des variations notables alors que les saisons agricoles commen\u00e7aient \u00e0 s&#8217;achever dans de nombreuses r\u00e9gions. Dans les r\u00e9gions ax\u00e9es sur le coton, les c\u00e9r\u00e9ales et le cacao, la demande d&#8217;engrais a diminu\u00e9 \u00e0 mesure que ces cultures avan\u00e7aient vers [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"region":[8],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1096"}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1096"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1096\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1156,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1096\/revisions\/1156"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1096"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1096"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1096"},{"taxonomy":"region","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/region?post=1096"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}