{"id":1075,"date":"2024-10-10T13:55:03","date_gmt":"2024-10-10T13:55:03","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/?p=1075"},"modified":"2024-10-10T14:52:49","modified_gmt":"2024-10-10T14:52:49","slug":"west-africa_09-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/2024\/10\/west-africa_09-2024\/","title":{"rendered":"Afrique de l\u2019Ouest"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><strong><strong>Risque global du march\u00e9<\/strong><\/strong><\/strong> : En septembre 2024, la situation des engrais en Afrique de l&#8217;Ouest varie d&#8217;un pays \u00e0 l&#8217;autre, en fonction des conditions climatiques et des politiques agricoles. En C\u00f4te d&#8217;Ivoire, une baisse de 20,1 % des pr\u00e9cipitations par rapport \u00e0 l&#8217;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente a perturb\u00e9 l&#8217;agriculture et r\u00e9duit la demande d&#8217;engrais, mais les importations sont rest\u00e9es stables \u00e0 environ 435 000 tonnes, avec des prix pour l&#8217;ur\u00e9e \u00e0 21 000 francs CFA (35 $) et le NPK 15-15-15 \u00e0 22 000 francs CFA (37 $). Le Ghana a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e0 la s\u00e9cheresse, qui a eu un impact sur la production agricole, en particulier dans le nord, entra\u00eenant une p\u00e9nurie de NPK 23-10-5, ce qui a incit\u00e9 le gouvernement \u00e0 interdire les exportations et \u00e0 soutenir les producteurs. Au Nigeria, la transition vers la r\u00e9colte a r\u00e9duit la demande d&#8217;engrais, ce qui s&#8217;est traduit par des prix stables ou l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieurs en raison de la r\u00e9duction de la demande. \u00c0 l&#8217;inverse, la Sierra Leone a d\u00fb faire face \u00e0 une mont\u00e9e en fl\u00e8che des prix des engrais dans un contexte de forte d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des importations et d&#8217;inflation. Le B\u00e9nin a connu une saison des pluies plus courte qui a affect\u00e9 la demande, mais le gouvernement a accord\u00e9 des subventions substantielles pour maintenir les prix \u00e0 un niveau bas. Au Togo, les transactions d&#8217;engrais ont \u00e9t\u00e9 faibles apr\u00e8s la principale saison de plantation, mais la demande devrait augmenter gr\u00e2ce \u00e0 des pr\u00e9visions m\u00e9t\u00e9orologiques favorables. Le S\u00e9n\u00e9gal a connu des p\u00e9nuries d&#8217;engrais comme le NPK 6-20-10 malgr\u00e9 les subventions gouvernementales. La Gambie a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&#8217;une meilleure production agricole gr\u00e2ce \u00e0 des conditions favorables et au soutien du gouvernement, mais la demande globale d&#8217;engrais a diminu\u00e9 alors que la plupart des cultures approchaient de la r\u00e9colte.<\/p>\n\n\n\n<p>D&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le march\u00e9 des engrais en Afrique de l&#8217;Ouest a connu des prix stables mais \u00e9lev\u00e9s malgr\u00e9 la baisse de la demande due \u00e0 la fin de la saison des pluies. Dans l&#8217;ensemble, l&#8217;offre d&#8217;engrais a \u00e9t\u00e9 suffisante pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande d&#8217;un pays \u00e0 l&#8217;autre, ce qui a permis aux activit\u00e9s agricoles de se poursuivre sans interruption.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>B\u00e9nin : <\/strong>La campagne de semis 2024 touche \u00e0 sa fin, marqu\u00e9e par des pr\u00e9cipitations d&#8217;ao\u00fbt-septembre totalisant 60 mm, inf\u00e9rieures \u00e0 celles de l&#8217;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. La saison des pluies s&#8217;est raccourcie, avec des pr\u00e9cipitations de plus en plus irr\u00e9guli\u00e8res et intenses, et de longues s\u00e9cheresses pouvant durer jusqu&#8217;\u00e0 30 jours dans les r\u00e9gions du centre et du sud. En revanche, les r\u00e9gions septentrionales, notamment le Borgou, la Donga et l&#8217;Atacora, ont connu un d\u00e9but pr\u00e9coce de la saison des pluies, ce qui a perturb\u00e9 les calendriers agricoles normaux et r\u00e9duit la demande d&#8217;engrais. Cependant, cette baisse n&#8217;a pas eu d&#8217;impact significatif, car la plupart des cultures sont arriv\u00e9es \u00e0 maturit\u00e9, et certaines ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9colt\u00e9es dans le sud. Le gouvernement a allou\u00e9 plus de 24 milliards de francs CFA pour subventionner les engrais, permettant aux producteurs d&#8217;acheter un sac de 50 kg d&#8217;ur\u00e9e pour 15 000 francs CFA (25 $) et de NPK pour 17 000 francs CFA (28 $), alors que les prix non subventionn\u00e9s sont beaucoup plus \u00e9lev\u00e9s. Pour prot\u00e9ger ces subventions, les autorit\u00e9s r\u00e9priment les exportations ill\u00e9gales d&#8217;engrais, les services de contr\u00f4le aux fronti\u00e8res \u00e9tant charg\u00e9s de mettre un terme \u00e0 ces activit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u00f4te d&#8217;Ivoire : <\/strong>La grande campagne agricole touche \u00e0 sa fin, avec 20,1 % de pr\u00e9cipitations en moins de janvier \u00e0 ao\u00fbt, par rapport \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode en 2023, selon les rapports m\u00e9t\u00e9orologiques. Ces conditions m\u00e9t\u00e9orologiques irr\u00e9guli\u00e8res ont perturb\u00e9 les activit\u00e9s agricoles, y compris l&#8217;application d&#8217;engrais, entra\u00eenant une baisse significative de la demande d&#8217;engrais. Malgr\u00e9 cela, l&#8217;offre d&#8217;engrais reste stable, avec la livraison de 48 000 tonnes suppl\u00e9mentaires, ce qui porte le total des importations de janvier \u00e0 septembre \u00e0 environ 435 000 tonnes. Ce stock est crucial pour la demande hors saison et le prochain appel d&#8217;offres pour le coton, qui n\u00e9cessite 30 720 tonnes d&#8217;ur\u00e9e et 102 000 tonnes de NPK 15-15-15+6S+1B d&#8217;ici le mois d&#8217;octobre. Les prix des engrais sont rest\u00e9s stables, l&#8217;ur\u00e9e \u00e9tant vendue \u00e0 21 000 francs CFA (35 $) le sac de 50 kg, le NPK 0-23-19 \u00e0 19 500 francs CFA (33 $) et le NPK 15-15-15 \u00e0 22 000 francs CFA (37 $). Les prix des engrais pour le coton restent inchang\u00e9s par rapport \u00e0 l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re, l&#8217;ur\u00e9e \u00e9tant vendue \u00e0 17 050 francs CFA (28 $) et le NPK 15-15-15+6S+1B \u00e0 18 100 francs CFA (30 $) le sac de 50 kg.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Gambie : <\/strong>Au cours des trois derni\u00e8res ann\u00e9es, la production agricole en Gambie a r\u00e9guli\u00e8rement augment\u00e9, avec une hausse notable en septembre 2024 gr\u00e2ce \u00e0 des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques favorables, des engrais subventionn\u00e9s et des semences \u00e0 haut rendement abordables. La plupart des cultures \u00e9tant maintenant pr\u00eates \u00e0 \u00eatre r\u00e9colt\u00e9es, la demande d&#8217;engrais a consid\u00e9rablement diminu\u00e9, \u00e0 l&#8217;exception des besoins minimes des producteurs de l\u00e9gumes et de quelques exploitations rizicoles dans les r\u00e9gions cl\u00e9s. Malgr\u00e9 les fortes inondations de septembre qui ont emport\u00e9 certains engrais, les prix sont rest\u00e9s stables \u00e0 1 100 D (15,80 $ le sac de 50 kg, gr\u00e2ce aux subventions gouvernementales et au contr\u00f4le des prix, avec des stocks suffisants sur les march\u00e9s locaux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ghana : <\/strong>En ao\u00fbt et septembre, le Ghana a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e0 une s\u00e9cheresse qui a gravement affect\u00e9 la production agricole, en particulier dans les r\u00e9gions septentrionales. Si la plupart des engrais restent disponibles, une p\u00e9nurie de NPK 23-10-5 au d\u00e9but du mois de septembre a d\u00e9plac\u00e9 la demande vers d&#8217;autres qualit\u00e9s de NPK. Les producteurs qui ont plant\u00e9 t\u00f4t ont \u00e9t\u00e9 les plus durement touch\u00e9s par la s\u00e9cheresse, mais les producteurs qui ont plant\u00e9 tard ont commenc\u00e9 \u00e0 se redresser avec le retour des pluies. La hausse des prix des denr\u00e9es alimentaires, en particulier des c\u00e9r\u00e9ales, a conduit certains producteurs \u00e0 retenir leurs stocks, anticipant de nouvelles hausses de prix. Le gouvernement a r\u00e9agi en prenant des mesures, notamment en interdisant les exportations de c\u00e9r\u00e9ales et les importations de riz et de ma\u00efs, en accordant une aide financi\u00e8re aux producteurs touch\u00e9s et en soutenant l&#8217;agriculture irrigu\u00e9e. Alors que la petite saison agricole a commenc\u00e9 dans le sud, le march\u00e9 reste calme. La plupart des prix des engrais sont rest\u00e9s stables, \u00e0 l&#8217;exception du NPK 23-10-5, qui est pass\u00e9 de 430 GHS (27 $) \u00e0 540 GHS (34 $) le sac de 50 kg, les prix de d\u00e9tail devant suivre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lib\u00e9ria : <\/strong>Alors que la saison des pluies touche \u00e0 sa fin au Lib\u00e9ria, la demande d&#8217;engrais devrait diminuer. Le gouvernement poursuit des partenariats internationaux, y compris des discussions avec la Chine et l&#8217;Indon\u00e9sie, pour stimuler la cr\u00e9ation d&#8217;emplois dans l&#8217;agriculture, bien qu&#8217;il n&#8217;existe pas de subventions directes pour les intrants agricoles. L&#8217;efficacit\u00e9 des politiques d&#8217;exon\u00e9ration des droits de douane dans les ports suscite de plus en plus d&#8217;inqui\u00e9tudes. De nombreux producteurs pr\u00e9f\u00e8rent acheter des engrais dans les zones frontali\u00e8res proches de la Guin\u00e9e et de la C\u00f4te d&#8217;Ivoire afin d&#8217;\u00e9viter les co\u00fbts de transport \u00e9lev\u00e9s des n\u00e9gociants agricoles centraux de Monrovia, qui approvisionnent principalement les ONG et les projets. Les prix des engrais, y compris le NPK 15-15-15 et l&#8217;ur\u00e9e (tous deux vendus \u00e0 55 dollars les 50 kg), restent \u00e9lev\u00e9s, en raison de la saison agricole principale et de la d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des engrais pour augmenter les rendements. La crise entre la Russie et l&#8217;Ukraine et l&#8217;absence d&#8217;une usine d&#8217;engrais locale ont \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 la hausse des prix. Alors que le dollar am\u00e9ricain est la principale monnaie de transaction, le taux de change avec le dollar lib\u00e9rien s&#8217;est am\u00e9lior\u00e9 pour atteindre 1 $ = 192 LD.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nigeria : <\/strong>Alors que le mois de septembre avance, la saison des pluies au Nigeria touche \u00e0 sa fin et passe \u00e0 la phase de r\u00e9colte. La plupart des op\u00e9rations de fertilisation \u00e9tant termin\u00e9es, la demande d&#8217;engrais a naturellement diminu\u00e9, ce qui s&#8217;est traduit par des prix stables ou l\u00e9g\u00e8rement r\u00e9duits dans tout le pays, malgr\u00e9 l&#8217;augmentation des co\u00fbts de production et de logistique, y compris le carburant et le prix d\u00e9part-usine de l&#8217;ur\u00e9e, qui reste \u00e0 31 000 \u20a6 par sac de 50 kg. Les subventions gouvernementales ont \u00e9galement jou\u00e9 un r\u00f4le dans la stabilisation des prix. La demande d&#8217;engrais diminue au fur et \u00e0 mesure que les producteurs terminent leurs applications, ce qui r\u00e9duit la pression sur les prix. En septembre, le prix de d\u00e9tail moyen de l&#8217;ur\u00e9e a baiss\u00e9 de 1,4 %, passant de 710 400 \u20a6 (447 $) en ao\u00fbt \u00e0 700 400 \u20a6 (422 $), tandis que le NPK 15-15-15 a baiss\u00e9 de 0,4 % et le NPK 20-10-10 de 0,3 %. Les prix des engrais sont calcul\u00e9s en utilisant un taux de change de 1 $ pour 1 660 \u20a6, contre 1 588 \u20a6 en ao\u00fbt 2024.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sierra Leone : <\/strong>En septembre 2024, le march\u00e9 des engrais de la Sierra Leone a connu des hausses de prix mod\u00e9r\u00e9es en raison de l&#8217;augmentation de la demande int\u00e9rieure, de la forte d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des importations et des perturbations mondiales initiales caus\u00e9es par le conflit entre l&#8217;Ukraine et la Russie. Cette volatilit\u00e9 a presque quadrupl\u00e9 les prix des engrais comme l&#8217;ur\u00e9e et le NPK 15:15:15 dans certaines r\u00e9gions. L&#8217;inflation de 25,45 % et la fluctuation des taux de change, le leone s&#8217;\u00e9changeant \u00e0 22,587 Nle pour 1 USD (march\u00e9 officiel) et \u00e0 24,400 Nle pour 1 USD (march\u00e9 noir), ont aggrav\u00e9 la situation. Malgr\u00e9 la baisse des prix des carburants, la d\u00e9pr\u00e9ciation du leone a entra\u00een\u00e9 une hausse des co\u00fbts des engrais, car tous les engrais sont import\u00e9s. Les prix de l&#8217;ur\u00e9e varient de 1 100 Nle (48 $) \u00e0 1 750 Nle (76 $), et ceux du NPK de 1 000 Nle (44 $) \u00e0 1 700 Nle (75 $), les prix \u00e9tant plus \u00e9lev\u00e9s dans la r\u00e9gion occidentale que dans la province du Nord. Les producteurs sont de plus en plus conscients de l&#8217;importance des engrais, mais beaucoup d&#8217;entre eux ne savent pas comment les appliquer correctement, ce qui souligne la n\u00e9cessit\u00e9 de mettre en place des politiques \u00e9ducatives. Alors que la demande \u00e9tait forte au d\u00e9but du mois de septembre, elle devrait diminuer \u00e0 la fin de la saison des pluies, ce qui pourrait entra\u00eener une stabilisation des prix.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S\u00e9n\u00e9gal : <\/strong>En septembre, la saison agricole touche \u00e0 sa fin et les premiers rapports semblent favorables \u00e0 la consommation. Cependant, une p\u00e9nurie d&#8217;engrais NPK 6-20-10 a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e en raison d&#8217;une demande plus \u00e9lev\u00e9e que pr\u00e9vu. Cette hausse de la demande refl\u00e8te l&#8217;utilisation efficace des engrais pendant la saison des pluies, soutenue par des subventions substantielles s&#8217;\u00e9levant \u00e0 120 milliards de francs CFA pour la saison 2024-2025. Les prix du march\u00e9 des engrais ont vari\u00e9 entre ao\u00fbt et septembre. Le prix d&#8217;un sac de 50 kg d&#8217;ur\u00e9e a l\u00e9g\u00e8rement augment\u00e9 de 1,11 %, passant de 15 625 francs CFA (25,87 $) en ao\u00fbt \u00e0 15 800 francs CFA (30,60 $) en septembre. Pendant ce temps, le prix d&#8217;un sac de 50 kg de NPK 6-20-10 a chut\u00e9 de 19,33%, passant de 15 000 francs CFA (26,13 $) \u00e0 12 050 francs CFA. Le prix du NPK 20-20-20 est rest\u00e9 stable \u00e0 45 000 francs CFA (73,48 $).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Togo : <\/strong>En septembre, les transactions sur le march\u00e9 des engrais dans la r\u00e9gion m\u00e9ridionale ont diminu\u00e9 en raison de la fin de la principale saison de plantation, une tendance exacerb\u00e9e par des s\u00e9cheresses \u00e0 court et \u00e0 moyen terme au d\u00e9but de la saison et une conclusion pr\u00e9coce de la saison attribu\u00e9e \u00e0 des changements climatiques inhabituels. \u00c0 l&#8217;inverse, la r\u00e9gion septentrionale a connu une reprise des pluies apr\u00e8s plus de trois semaines de s\u00e9cheresse. Cette perturbation agro-climatique a entra\u00een\u00e9 une faible demande d&#8217;engrais, avec seulement 346 tonnes d&#8217;ur\u00e9e et 2 401 tonnes de NPK vendues entre ao\u00fbt et septembre. Toutefois, la demande devrait se redresser en octobre, gr\u00e2ce \u00e0 des pr\u00e9visions m\u00e9t\u00e9orologiques favorables et au d\u00e9marrage des cultures l\u00e9gumi\u00e8res dans le sud et dans les zones irrigu\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle nationale. Il n&#8217;y a pas de tension du c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;offre, gr\u00e2ce \u00e0 135 355 tonnes d&#8217;engrais mobilis\u00e9s dans le cadre d&#8217;un programme de subvention &#8211; bien au-del\u00e0 du plan initial de 85 000 tonnes. Ce total comprend 83 595 tonnes d&#8217;ur\u00e9e et 51 761 tonnes de NPK, dont 64 213 tonnes ont \u00e9t\u00e9 vendues (18 920 tonnes d&#8217;ur\u00e9e et 45 293 tonnes de NPK). Un exc\u00e9dent de 71 142 tonnes reste disponible, assurant un approvisionnement ad\u00e9quat pour les besoins hors saison. Les engrais sont vendus \u00e0 des prix subventionn\u00e9s, qui sont rest\u00e9s inchang\u00e9s depuis deux ans : 18 000 francs CFA (environ 30 $) par sac de 50 kg pour l&#8217;ur\u00e9e et le NPK 15-15-15, et 14 000 francs CFA (environ 23 $) pour l&#8217;ur\u00e9e et le NPK 12-20-18 +5S +1B dans le secteur du coton.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><strong><strong>Abordabilit\u00e9 et disponibilit\u00e9<\/strong><\/strong><\/strong> :  La saison des pluies \u00e9tant \u00e0 son apog\u00e9e dans certains pays d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest, la demande d&#8217;engrais a augment\u00e9, bien que moins fortement que les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. Les engrais sont g\u00e9n\u00e9ralement disponibles, mais l&#8217;offre est mod\u00e9r\u00e9e. Dans certains pays, les prix augmentent en raison de la forte demande. L&#8217;accessibilit\u00e9 financi\u00e8re reste un probl\u00e8me important dans la r\u00e9gion, les fluctuations des monnaies locales continuant \u00e0 faire grimper les prix des engrais.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Distribution <\/strong>: En ao\u00fbt, l&#8217;importation, le transport et la logistique des engrais en Afrique de l&#8217;Ouest se sont d\u00e9roul\u00e9s sans heurts, avec peu de perturbations ou de restrictions aux fronti\u00e8res. Des quantit\u00e9s importantes d&#8217;engrais ont \u00e9t\u00e9 achemin\u00e9es avec succ\u00e8s par les points d&#8217;entr\u00e9e et distribu\u00e9es. Au Nigeria, la logistique a \u00e9t\u00e9 efficace dans l&#8217;ensemble, bien que la r\u00e9gion du nord-est ait connu des restrictions de transport en raison de probl\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9. L&#8217;Autorit\u00e9 portuaire nationale (APN) a contribu\u00e9 \u00e0 assurer une logistique efficace et \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer les processus de d\u00e9douanement des engrais en Afrique de l&#8217;Ouest, \u00e0 condition que les documents appropri\u00e9s soient conserv\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Risque global du march\u00e9 : En septembre 2024, la situation des engrais en Afrique de l&#8217;Ouest varie d&#8217;un pays \u00e0 l&#8217;autre, en fonction des conditions climatiques et des politiques agricoles. En C\u00f4te d&#8217;Ivoire, une baisse de 20,1 % des pr\u00e9cipitations par rapport \u00e0 l&#8217;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente a perturb\u00e9 l&#8217;agriculture et r\u00e9duit la demande d&#8217;engrais, mais les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"region":[8],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1075"}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1075"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1075\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1082,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1075\/revisions\/1082"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1075"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1075"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1075"},{"taxonomy":"region","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.africafertilizerwatch.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/region?post=1075"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}